l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Les négociations salariales pour les chaînes Mercure et Novotel ont eu lieu ce jour à Paris.
Pour cette première réunion, la direction nous a présenté la situation économique de l’entreprise à fin décembre. Bien sur, les résultats exprimés en chiffre d’affaire et RBO sont en baisse de plusieurs millions par rapport à 2002.
N’ayant pas reçu quinze jours à l’avance, comme le prévoit l’Article L 132-12 du Code du travail, les documents de la direction concernant l’etat des effectifs et l’etat des salaires moyens par échelon, nous n’avons pas présenté nos revendications dans l’attente d’en prendre connaissance.
Cependant la délégation CFDT a fait part de ses premières orientations à savoir :

  • Reprise immédiate de la commission classification en vue d’une reconnaissance réelle de la qualification.
  • Validation de l’acquis du salarié après une formation.
  • La rémunération au pourcentage concernant environ 1300 salariés ne doit pas être oubliée lors de ces négociations. Nous avons demandés que notre syndicat ne soit pas exclu lors des négociations du passage au fixe. Nous rappelons qu’il s’agit là d’une modication substantielle du contrat de travail. La direction nous à confirmé qu’une vingtaine d’établissements seraient concernés surtout dans la chaîne Novotel.
    La prochaine réunion est prévu le 25 février.

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    Négociation annuelle 2004

    Les négociations annuelles obligatoires vont bientôt s’engager dans la chaîne Ibis. Voici les revendications qui seront défendus par la CFDT qui fera de son mieux pour obtenir un maximum d’entre elles.
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    Fin 2003, l’organisation interne des chaînes Mercure, Novotel et Sofitel a été remaniée entraînant une modification de la représentation du personnel.
    Auparavant les Comités d’Entreprise et le droit syndical étaient organisé par “SNC” ou par établissement, sans regroupement.
    Depuis les élections du mois de décembre 2003, tout salarié des chaînes citées, employé directement par le groupe (et non des franchisés) bénéficie d’une représentation des élus du personnel et de leurs organisations syndicales et bénéficie également des avantages liés à un Comité d’Entreprise.
    Ainsi, les hôtels des trois chaînes sont regroupés au sein de Directions Générales Régionales (DGR) au nombre de trois. Au 31 décembre 2003, elles sont :

  • La DGR Paris Ile de France, composée de 49 hôtels employant 2473 salariés dont 1357 hommes, 1116 femmes. 2210 salariés ont un CDI, 88 un CDD et 182 un contrat de formation en alternance.
  • La DGR Grand Ouest, composée de 54 hôtels employant 1781 salariés dont 812 hommes et 969 femmes. 1565 salariés ont un CDI, 153 un CDD et 63 ont un contrat de formation en alternance.
  • La DGR Rhône Alpes Méditérannée, composée de 72 hôtels employant 2469 salariés dont 1219 hommes et 1250 femmes. 2180 salariés ont un CDI, 175 ont un CDD et 114 ont un contrat de formation en alternance.
    Pour les nombreux salariés qui ne disposaient auparavant d’aucune représentation, c’est un progrès indéniable.

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    Accor a quitté la Birmanie

    Comme l’UITA l’a annoncé le 1er novembre 2002, M. Jean-Marc Espalioux, président du groupe hôtelier, touristique et de loisirs ACCOR, a informé les syndicalistes réunis sous les auspices de l’UITA que le groupe avait décidé de se retirer de Birmanie.
    L’UITA a soulevé la question de la présence du groupe ACCOR en Birmanie avec la direction générale du groupe à plusieurs reprises au cours des dernières années, y compris par des questions adressées aux dirigeants du groupe durant les réunions du Comité d’entreprise européen de la société, coordonnés par l’UITA. L’UITA, en alliance avec de nombreuses autres organisations, fourni un appui actif depuis plusieurs années au mouvement syndical et aux partis politiques démocratiques, qui avaient appelé au boycottage du tourisme en Birmanie et au retrait des sociétés transnationales du pays.
    Jean-Marc Espalioux, président du conseil d’ACCOR, a établi clairement que la décision découlait en bonne partie des fortes pressions exercées par le mouvement syndical et les autres organisations. En conséquence, une bonne part du crédit doit aller au grand nombre d’affiliées de l’UITA qui ont fait parvenir des messages le 27 septembre 2002, journée syndicale internationale du tourisme, afin d’inciter ACCOR à se retirer de Birmanie.
    Accor gérait deux hôtels en Birmanie, le Novotel Mandalay et le Sofitel Plaza Yangon. La société a négocié l’abandon des deux contrats de gestion et confirme qu’elle n’a plus d’activités ou d’intérêts commerciaux en Birmanie.
    UITA = Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes.

     

    Fonds de solidarité

    Si vous êtes salarié depuis plus d’un an du groupe Accor ou de l’une de ses filiales contrôlées à plus de 50% et vos revenus familiaux sont inférieurs au plafond annuel de la sécurité sociale (sauf cas exceptionnel), vous pouvez solliciter l’aide du fonds de solidarité :

  • sous forme d’un don,
  • sous forme d’un prêt sans intérêt,
  • sous forme d’un prêt à taux réduit.
    Un “Bureau d’urgence” vient d’être mis en place déstiné à venir en aide aux salariés connaissant des difficultés financières jugées insurmontables dus à des événements imprévisibles :
  • décès dans la famille,
  • catastrophe naturelle,
  • danger important lié à une situation financière difficle (risque d’expulsion immédiate du fait d’impayés de loyer, par exemple).
    Le Bureau d’urgence doit être saisi par votre DRH ou une déléguée sociale.

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    La maximum, c’est le minimum !

    Démotivation des Acteurs 2003
    Les salariés qui se sont portés volontaires pour acquérir une multicompétence dans le cadre du programme “Acteurs 2003″ ont bien l’impression de s’être faits avoir. Non négocié avec les partenaires sociaux, ce programme proposait une prime moyennant l’acquisition d’un second métier validé par un chargé de formation désigné par la direction. L’objectif : l’interchangeabilité des salariés sur différents postes ainsi paliant aux problèmes de recrutement et de remplacement des absents connus dans les hôtels.
    Le programme prévoyait 3 niveaux de compétence :

  • Qualifié > prime de 45,73 € (300 F)
  • Expert > prime de 61,00 € (400 F)
  • Leader > prime de 76,22 € (500 F).
    Or, après l’augmentation du SMIC au 1er juillet dernier de 5,3%, les salaires minima de tous les salariés ont reçu un coup de pouce les faisant quasiment rattraper le niveaux “qualifié”.
    Mais les “Acteurs” n’ont pas reçu, comme on aurait pu le penser, le salaire minimum réhaussé plus le montant de leur prime mais une augmentation plafonné à 1 206 € (bruts), montant du salaire minimum défini par la direction pour cette catégorie.
    Autant dire que certains se sont retrouvés avec des augmentations réelles de l’ordre de 0,5%, soit un montant 10 fois inférieur à ce que les salariés s’estiment en droit d’attendre !
    La pillule est amère. La direction a réussi à dégoûter et à démotiver cette “première génération d’Acteurs”, des personnes qui se sont investies pour l’entreprise, pour l’image de marque des Ibis et qui, dans de nombreux cas, représentent des éléments clefs dans la gestion du personnel des hôtels.
    La seconde génération s’inscrira en toute connaissance de cause ! Déjà, la direction annonce des délais d’agrément des qualifications jusqu’à trois fois plus longs.

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