l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

La maximum, c’est le minimum !

Démotivation des Acteurs 2003
Les salariés qui se sont portés volontaires pour acquérir une multicompétence dans le cadre du programme “Acteurs 2003″ ont bien l’impression de s’être faits avoir. Non négocié avec les partenaires sociaux, ce programme proposait une prime moyennant l’acquisition d’un second métier validé par un chargé de formation désigné par la direction. L’objectif : l’interchangeabilité des salariés sur différents postes ainsi paliant aux problèmes de recrutement et de remplacement des absents connus dans les hôtels.
Le programme prévoyait 3 niveaux de compétence :

  • Qualifié > prime de 45,73 € (300 F)
  • Expert > prime de 61,00 € (400 F)
  • Leader > prime de 76,22 € (500 F).
    Or, après l’augmentation du SMIC au 1er juillet dernier de 5,3%, les salaires minima de tous les salariés ont reçu un coup de pouce les faisant quasiment rattraper le niveaux “qualifié”.
    Mais les “Acteurs” n’ont pas reçu, comme on aurait pu le penser, le salaire minimum réhaussé plus le montant de leur prime mais une augmentation plafonné à 1 206 € (bruts), montant du salaire minimum défini par la direction pour cette catégorie.
    Autant dire que certains se sont retrouvés avec des augmentations réelles de l’ordre de 0,5%, soit un montant 10 fois inférieur à ce que les salariés s’estiment en droit d’attendre !
    La pillule est amère. La direction a réussi à dégoûter et à démotiver cette “première génération d’Acteurs”, des personnes qui se sont investies pour l’entreprise, pour l’image de marque des Ibis et qui, dans de nombreux cas, représentent des éléments clefs dans la gestion du personnel des hôtels.
    La seconde génération s’inscrira en toute connaissance de cause ! Déjà, la direction annonce des délais d’agrément des qualifications jusqu’à trois fois plus longs.

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    Travail de nuit

    Rappel
    La loi du 9 mai 2001 a institué un nouveau régime pour le travail de nuit, impliquant notamment une contrepartie sous forme de repos et une durée de travail quotidienne maximum de 8 heures. Aujourd’hui, le conseil d’état ayant annulé l’accord du 15 juin 2001 relatif à la réduction du temps de travail dans les Hôtels, cafés, restaurants, le ministère du travail a précisé dans une circulaire du 17 avril 2003 les nouvelles règles applicables au travail de nuit dans la profession.
    Durée du travail
    Les travailleurs de nuit sont soumis aux mêmes durées de travail hebdomadaires que tous les salariés de l’entreprise, à savoir :

  • 41h, 39h et 37h en 2OO3
  • 39h et 37h à partir de 2004 (en effet les entreprises de moins de 20 salariés vont passer de 41h à 39h).
    Durée quotidienne maximale
    En attendant un accord de branche étendu, le ministère du travail a proratisé les horaires des travailleurs de nuit, soit :
  • pour une entreprise à 37 heures, un maximum de 8h30 par nuit,
  • pour une entreprise à 39 heures, un maximum de 9h par nuit,
  • pour une entreprise à 41 heures, un maximum de 9h3O par nuit.

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    Lorsqu’il existe des sections syndicales dans les filiales et/ou établissements, les salariés bénéficient régulièrement d’améliorations de leurs conditions de travail et d’emploi.
    Voici une liste des plus importants accords d’entreprises signés en France depuis le 1er janvier 2003 dans le groupe Accor.
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    Doudou KONATÉ, le maître des cérémoniesMalgré les suites de la grève du 13 mai et des bouchons monstres dans Paris, près de 200 militants CFDT du groupe Accor ont réussi à se rassembler dans la Salle du Conseil National de la Confédération à Belleville.
    Introduits tour à tour par le maître des cérémonies, Doudou Konaté, Coordinateur National CFDT, les différents intervenants ont brossé un tableau des perspectives du groupe à la fois en termes de développement économique, social et syndical.
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    Piqûre de rappel

    Comme certaines informations sont souvent remises en cause, nous rappelons ci-après les propos de Jean-Marc Espalioux, questionné par la CFDT au Comité de Groupe du 14 décembre 1998, concernant

  • La carte Accor pour les retraités
  • Les conditions de travail des “Night Audit”
  • Les mutations dans le groupe.
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    En réponse aux différents mouvements sociaux qui ont secoués ses hôtels, générés par la sous-traitance et soucieux de préserver son image et sur l’impulsion de la CFDT, un protocole d’accord vient d’être signé, sur l’orientation des conditions de recours à des entreprises extérieures de nettoyage.
    Le recours est désormais soumis aux évolutions liés : à la technicité du sous-traitant par l’emploi du personnel qualifié ; au rééquilibrage de l’activité dans les étages qui doit permettre de faire appel à des salariés de Accor ; à la consultation des comités d’entreprise ou d’établissement ; à la formation et valorisation des métiers des nouveaux embauchés ; aux objectifs du Groupe ; au respect de l’article L 422-1 du code du travail sur les conditions d’exécution du travail ; à un suivi périodique par la commission paritaire.
    Des principes de fonctionnement ainsi que les conditions du contrat avec les sous-traitants ont été clairement définies en annexe du protocole d’accord, signé par toutes les organisations syndicales.
    Toutes ses dispositions sont de nature à limiter les effets néfastes de la sous-traitance appliquée de manière sauvage dans les hôtels du groupe et qui a terni son image par le caractère de la politique esclavagiste des sociétés sous-traitantes.
    Bravo ! Accor commence à se repentir !