l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Fin 2003, l’organisation interne des chaînes Mercure, Novotel et Sofitel a été remaniée entraînant une modification de la représentation du personnel.
Auparavant les Comités d’Entreprise et le droit syndical étaient organisé par “SNC” ou par établissement, sans regroupement.
Depuis les élections du mois de décembre 2003, tout salarié des chaînes citées, employé directement par le groupe (et non des franchisés) bénéficie d’une représentation des élus du personnel et de leurs organisations syndicales et bénéficie également des avantages liés à un Comité d’Entreprise.
Ainsi, les hôtels des trois chaînes sont regroupés au sein de Directions Générales Régionales (DGR) au nombre de trois. Au 31 décembre 2003, elles sont :

  • La DGR Paris Ile de France, composée de 49 hôtels employant 2473 salariés dont 1357 hommes, 1116 femmes. 2210 salariés ont un CDI, 88 un CDD et 182 un contrat de formation en alternance.
  • La DGR Grand Ouest, composée de 54 hôtels employant 1781 salariés dont 812 hommes et 969 femmes. 1565 salariés ont un CDI, 153 un CDD et 63 ont un contrat de formation en alternance.
  • La DGR Rhône Alpes Méditérannée, composée de 72 hôtels employant 2469 salariés dont 1219 hommes et 1250 femmes. 2180 salariés ont un CDI, 175 ont un CDD et 114 ont un contrat de formation en alternance.
    Pour les nombreux salariés qui ne disposaient auparavant d’aucune représentation, c’est un progrès indéniable.

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    Accor a quitté la Birmanie

    Comme l’UITA l’a annoncé le 1er novembre 2002, M. Jean-Marc Espalioux, président du groupe hôtelier, touristique et de loisirs ACCOR, a informé les syndicalistes réunis sous les auspices de l’UITA que le groupe avait décidé de se retirer de Birmanie.
    L’UITA a soulevé la question de la présence du groupe ACCOR en Birmanie avec la direction générale du groupe à plusieurs reprises au cours des dernières années, y compris par des questions adressées aux dirigeants du groupe durant les réunions du Comité d’entreprise européen de la société, coordonnés par l’UITA. L’UITA, en alliance avec de nombreuses autres organisations, fourni un appui actif depuis plusieurs années au mouvement syndical et aux partis politiques démocratiques, qui avaient appelé au boycottage du tourisme en Birmanie et au retrait des sociétés transnationales du pays.
    Jean-Marc Espalioux, président du conseil d’ACCOR, a établi clairement que la décision découlait en bonne partie des fortes pressions exercées par le mouvement syndical et les autres organisations. En conséquence, une bonne part du crédit doit aller au grand nombre d’affiliées de l’UITA qui ont fait parvenir des messages le 27 septembre 2002, journée syndicale internationale du tourisme, afin d’inciter ACCOR à se retirer de Birmanie.
    Accor gérait deux hôtels en Birmanie, le Novotel Mandalay et le Sofitel Plaza Yangon. La société a négocié l’abandon des deux contrats de gestion et confirme qu’elle n’a plus d’activités ou d’intérêts commerciaux en Birmanie.
    UITA = Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes.

     

    Fonds de solidarité

    Si vous êtes salarié depuis plus d’un an du groupe Accor ou de l’une de ses filiales contrôlées à plus de 50% et vos revenus familiaux sont inférieurs au plafond annuel de la sécurité sociale (sauf cas exceptionnel), vous pouvez solliciter l’aide du fonds de solidarité :

  • sous forme d’un don,
  • sous forme d’un prêt sans intérêt,
  • sous forme d’un prêt à taux réduit.
    Un “Bureau d’urgence” vient d’être mis en place déstiné à venir en aide aux salariés connaissant des difficultés financières jugées insurmontables dus à des événements imprévisibles :
  • décès dans la famille,
  • catastrophe naturelle,
  • danger important lié à une situation financière difficle (risque d’expulsion immédiate du fait d’impayés de loyer, par exemple).
    Le Bureau d’urgence doit être saisi par votre DRH ou une déléguée sociale.

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    La maximum, c’est le minimum !

    Démotivation des Acteurs 2003
    Les salariés qui se sont portés volontaires pour acquérir une multicompétence dans le cadre du programme “Acteurs 2003″ ont bien l’impression de s’être faits avoir. Non négocié avec les partenaires sociaux, ce programme proposait une prime moyennant l’acquisition d’un second métier validé par un chargé de formation désigné par la direction. L’objectif : l’interchangeabilité des salariés sur différents postes ainsi paliant aux problèmes de recrutement et de remplacement des absents connus dans les hôtels.
    Le programme prévoyait 3 niveaux de compétence :

  • Qualifié > prime de 45,73 € (300 F)
  • Expert > prime de 61,00 € (400 F)
  • Leader > prime de 76,22 € (500 F).
    Or, après l’augmentation du SMIC au 1er juillet dernier de 5,3%, les salaires minima de tous les salariés ont reçu un coup de pouce les faisant quasiment rattraper le niveaux “qualifié”.
    Mais les “Acteurs” n’ont pas reçu, comme on aurait pu le penser, le salaire minimum réhaussé plus le montant de leur prime mais une augmentation plafonné à 1 206 € (bruts), montant du salaire minimum défini par la direction pour cette catégorie.
    Autant dire que certains se sont retrouvés avec des augmentations réelles de l’ordre de 0,5%, soit un montant 10 fois inférieur à ce que les salariés s’estiment en droit d’attendre !
    La pillule est amère. La direction a réussi à dégoûter et à démotiver cette “première génération d’Acteurs”, des personnes qui se sont investies pour l’entreprise, pour l’image de marque des Ibis et qui, dans de nombreux cas, représentent des éléments clefs dans la gestion du personnel des hôtels.
    La seconde génération s’inscrira en toute connaissance de cause ! Déjà, la direction annonce des délais d’agrément des qualifications jusqu’à trois fois plus longs.

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    Travail de nuit

    Rappel
    La loi du 9 mai 2001 a institué un nouveau régime pour le travail de nuit, impliquant notamment une contrepartie sous forme de repos et une durée de travail quotidienne maximum de 8 heures. Aujourd’hui, le conseil d’état ayant annulé l’accord du 15 juin 2001 relatif à la réduction du temps de travail dans les Hôtels, cafés, restaurants, le ministère du travail a précisé dans une circulaire du 17 avril 2003 les nouvelles règles applicables au travail de nuit dans la profession.
    Durée du travail
    Les travailleurs de nuit sont soumis aux mêmes durées de travail hebdomadaires que tous les salariés de l’entreprise, à savoir :

  • 41h, 39h et 37h en 2OO3
  • 39h et 37h à partir de 2004 (en effet les entreprises de moins de 20 salariés vont passer de 41h à 39h).
    Durée quotidienne maximale
    En attendant un accord de branche étendu, le ministère du travail a proratisé les horaires des travailleurs de nuit, soit :
  • pour une entreprise à 37 heures, un maximum de 8h30 par nuit,
  • pour une entreprise à 39 heures, un maximum de 9h par nuit,
  • pour une entreprise à 41 heures, un maximum de 9h3O par nuit.

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    Lorsqu’il existe des sections syndicales dans les filiales et/ou établissements, les salariés bénéficient régulièrement d’améliorations de leurs conditions de travail et d’emploi.
    Voici une liste des plus importants accords d’entreprises signés en France depuis le 1er janvier 2003 dans le groupe Accor.
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