l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Une annonce brutale et d’une ampleur majeure !!!

ACCOR vient d’annoncer la cession d’un groupe de 85 hôtels en Europe , dont 59 en France, toutes marques confondues, qui vont être « regroupés » dans une structure franchisée.
La date effective de cette cession aurait lieu en juin 2016.

Quelles conséquences pour les salariés de ces hôtels ?
Si la gouvernance de cette nouvelle entité ne semble pas être totalement arrêtée, les objectifs de cette opération n’est même pas masquée : réduire les coûts, principalement salariaux, afin de « débarrasser » ACCOR d’hôtels ne rentrant pas dans les critères de rentabilité des actionnaires.
Lors d’une réunion des organisations syndicales avec Sébastien Bazin et lors de certains comités d’entreprise, la disparition d’avantages sociaux tels que le 13ème mois, l’intéressement, la participation ou encore la mutuelle n’a pas été cachée.

Quelles actions peuvent être menées ?
La CFDT a demandé fermement une rencontre avec le futur dirigeant de cette structure juridique, déjà nommé, M. Frédéric Josenhans, actuellement en poste de direction générale chez Novotel/Mercure, afin d’obtenir des garanties :
> Sur l’ouverture d’une négociation de maintien des avantages existants ;
> Sur la représentation du personnel à instaurer dans ce nouveau groupe, gage de défense de vos intérêts ;
> Sur la qualité des conditions d’emploi et de travail au sein de cette société ;
> Sur une amélioration de l’accord de transfert signé au sein du groupe ACCOR.

Mais nous ne pourrons pas réussir sans votre appui…

AVEC LA CFDT, LE REFUS DE SUBIR….L’OBLIGATION DE REAGIR

 

Les négociations salariales au sein de l’entreprise sont des moments privilégiés pour aborder les questions liées aux rémunérations mais aussi à l’amélioration des conditions de travail des salariés des 3 sites de la société.
Au terme des échanges et de la négociation, la CFDT a donné son accord pour la signature du protocole qui prévoit les dispositions suivantes :
> Augmentation du salaire de base du collège employés et agents de maitrise de 1,5 % rétroactif au 1er janvier 2015.
> Augmentation du salaire de base du collège cadres de 1,2 % rétroactif au 1er janvier 2015.

Pour bénéficier de ces augmentations, les salariés doivent avoir au moins six mois d’ancienneté dans le groupe ACCOR à la date du 1er janvier 2015. Il s’agit de tous les collaborateurs entrés avant le 1er juillet 2014.

Le personnel cadre dont le salaire est supérieur au plafond mensuel de sécurité sociale bénéficie d’une augmentation de 0,7 % au 1er janvier 2015.

Pour les salariés des 2 instituts de thalassothérapie du Touquet et d’Oléron, la valeur faciale des tickets restaurants est portée à 7 €. Pour ces mêmes salariés, les minimas de la grille de classifications de la convention collective des hôtels, cafés, restaurants s’appliquera désormais.

Enfin, les salarié(e)s de retour de congés de maternité ou de congé parental d’éducation bénéficieront des réévaluations salariales qui auront été appliquées durant leurs absences.

Les militants CFDT de chaque site (Oléron, Le Touquet et Quiberon) sont à votre disposition en cas de difficultés d’application de cet accord.

Logo CFDT 1

 

Sébastien Bazin, dans un article des “Echos” paru aujourd’hui, fait valoir qu’il “pense qu’il faudrait aussi établir un véritable dialogue social dans les entreprises en obligeant tous les salariés à être représentés, et donc à se syndiquer, et ainsi assurer une meilleure représentativité”.
La CFDT, première organisation syndicale du groupe, se réjouit de cette position et appelle les salariés des hôtels et des sièges à se rapprocher de leurs représentants CFDT afin d’adhérer et de soutenir notre action.
Anti-syndicalistes primaires, revoyez votre position….Logo CFDT 1

 

Malgré des demandes de la CFDT tout à fait réalistes, la direction a manifestement marqué sa volonté de ne pas favoriser le gain de pouvoir d’achat des salariés de ces 2 enseignes de l’hôtellerie économique du groupe Accor.
Après 3 réunions de négociations, les demandes de nos délégués syndicaux, en matière salariale, étaient les suivantes :
- Employés : +1,5%
- AM : +1,3%
- Cadres : +1,3% de la masse salariale

La direction, souhaitant faire plier les organisations syndicales, a maintenu ses propositions :
- Employés : +1%
- AM : +1%
- Cadres : +1% de la masse salariale

Considérant que ces propositions étaient ridicules, la CFDT a totalement assumé la signature d’un protocole de désaccord avec la politique salariale et sociale du groupe pour les salariés de ces enseignes…

De manière unilatérale, la direction a même réduit encore ses augmentations salariales pour 2015 à savoir, de manière unilatérale, elle appliquera les mesures suivantes :
> Les salariés de catégorie “employés” bénéficient d’une augmentation de +0,5% de leur salaire de base à compter du 1er mars 2015.
> Les salariés de catégorie « Agent de maîtrise » bénéficient d’une augmentation de +0,5% de leur salaire de base à compter du 1er mars 2015.
> Pour les collaborateurs de catégorie “cadres”, la masse des salaires bruts mensuels de base augmentera de +0,5% à compter du 1er mars 2015, et les augmentations seront individualisées dans le cadre de cette évolution globale. Pour cette catégorie, l’évolution des salaires de base sera donc considérée individuellement, notamment en fonction de l’évolution du poste, du potentiel, de la réalisation des objectifs fixés et des performances. Ces revalorisations individuelles devront tenir compte notamment des missions et responsabilités déléguées, de l’effectif supervisé, de la taille de l’hôtel et du niveau de performance mesuré dans le cadre de l’entretien annuel d’évaluation.

La CFDT maintiendra ses demandes d’amélioration du statut social et salarial des salariés d’Ibis Budget et F1…

 

Les négociations annuelles obligatoires sont un moment important de la vie de l’entreprise et de ses salariés. La CFDT a toujours souhaité y occuper toute sa place et, chez Ibis, comme dans d’autres marques, nos délégués syndicaux y ont construit toute la base des avantages sociaux obtenus au fil du temps (13ème mois, congés supplémentaires, durée du travail et conditions de travail…).
Cette année, la CFDT a marqué, dans ses demandes, sa volonté de favoriser votre pouvoir d’achat.
Sans obtenir les 3 % demandés par notre organisation, la CFDT a signé l’accord afin de vous permettre d’obtenir les avantages suivants :
> Augmentation du salaire de base du collège employés et agents de maitrise de 1,5 % rétroactif au 1er janvier 2015.
> Augmentation du salaire de base du collège cadres de 1,2 % rétroactif au 1er janvier 2015.

Pour bénéficier de ces augmentations, les salariés doivent avoir au moins six mois d’ancienneté dans le groupe ACCOR à la date du 1er janvier 2015. Il s’agit de tous les collaborateurs entrés avant le 1er juillet 2014 et toujours présents au 1er mars 2015.

D’autre part, ces augmentations collectives concernent également les salarié(e)s qui auraient été absents pour des congés de maternité, congés d’adoption, congés de solidarité familiale ou congé parental d’éducation.

Autre point de négociation qui a abouti à un accord, le transport :
Les organisations syndicales demandent la prise en charge effective de 50% des titres de transport y compris les abonnements de vélo.
La Direction s’engage à communiquer auprès des directeurs du GIE des hôtels Ibis, les règles applicables relatives à la participation de l’employeur au titre des frais de transport en commun engagés par les salariés, cette participation s’appliquant aussi bien aux transports de région parisienne que ceux de province.
La communication mentionnera expressément la prise en charge des abonnements à un service public de location de vélos.

Dans le cadre de l’application de cet accord, n’hésitez pas à prendre contact avec vos représentants CFDT régionaux ou nationaux.

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Nos représentants CFDT sont fortement sollicités depuis quelques semaines sur les “aléas” rencontrés par les utilisateurs (services de payes, responsables de services et directeurs d’hôtels) dans l’utilisation du nouveau logiciel de paye en place depuis le début de l’année dans le groupe Accor.
La CFDT a demandé depuis plusieurs mois une véritable information-consultation de nos instances (CCE et CHSCT) sur les conséquences en matière d’organisation du travail et sur le nouveau process de décompte de la durée du travail et de rémunération.
Même si nous pensions que le changement était important, bien que présenté comme “simplifiant” le travail, les retours que l’on recense de toutes les marques démontrent que nous avions même sous-estimés les conséquences de ces modifications.
Nous recensons, à ce jour, alors que notre évaluation avec nos représentants est encore en cours, différents types de problèmes :
– Les services de paye et les responsables de services, voire des directions, font valoir des inadaptations du système au fonctionnement hôtelier (durée du travail “flexible”, absence de lignes pour des primes ou indemnités spécifiques…) et des erreurs dans le montant des rémunérations (en + ou en –) ;
– Un manque d’accompagnement et de formation des gestionnaires du programme à l’attention des services paye et des collaborateurs amenés à l’utiliser. Des salariés nous font part de leur saturation face à ces difficultés.
– Des feuilles de paye ne répondront pas, pour le mois de janvier 2015, à la réalité des heures effectuées et, par voie de conséquences, le salaire en sera modifié. D’autre part, il est possible qu’il y ait des retard dans la transmission de documents essentiels lors de la fin du contrat à durée déterminée.
La CFDT a demandé expressément à la direction du groupe de tout mettre en œuvre afin que ces problèmes soient résolus dans les plus brefs délais et que les salariés ne soient pas impactés par ces dysfonctionnements graves.
En tout état de cause, les collaborateurs, qu’ils soient en services de paye ou responsables de services, mais aussi l’ensemble des salariés qui doivent pouvoir recevoir une feuille de paye et une rémunération conforme au travail effectué durant le mois en cours, ne doivent pas subir les conséquences d’un changement initié par le groupe et, manifestement, en carence d’accompagnement et de formation.

Les représentants CFDT sont à la disposition des salariés du groupe afin de répondre aux éventuelles conséquences liées à ce problème.

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