l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Depressed young businessmanAprès un débrayage en date du 7 février dernier, les salariés de l’hôtel Mercure de Vannes ont à nouveau marqué leur colère vendredi 15 février. Depuis la précédente action, le patron de cet établissement franchisé a donné sa position dans un journal local.
Dans les colonnes du “Mensuel du golfe du Morbihan” du 11 février 2013, l’employeur se présente comme un “spécialiste de la restructuration” et assume pleinement les modifications unilatérales du temps de travail.
Face à  la dégradation des conditions de travail et aux démissions qui en découlent, les salariés ont de nouveau débrayé ce vendredi à  11 heures.

Alors que le groupe Accor a décidé de dèvelopper la gestion de ses hôtels sous le modèle de la franchise, ce conflit démontre les aléas de ce mode de gestion pour les salariés, comme pour les clients.

 

Un débrayage a été déclenché hier midi à l’hôtel Mercure et à la brasserie Edgar de Vannes, soutenu par les équipes CFDT du syndicat des services du Morbihan, pour dénoncer les conditions de travail infernales et l’absence totale de dialogue social.
Cette situation perdure depuis le changement de propriétaire de l’entreprise en 2011.
Les représentants CFDT au comité de groupe ACCOR, Pascal SOURGET, délégué syndical central sur le site de thalassothérapie de Quiberon et actuel secrétaire du comité de groupe, et Doudou KONATE, secrétaire fédéral de la fédération des services CFDT, ont dénoncé vigoureusement lors de la dernière réunion de l’instance en date du 20 décembre 2012, auprès de Denis Hennequin, PDG de Accor, le traitement des salariès de cet hôtel franchisé.
La CFDT conteste depuis de nombreuses années les différences de conditions de travail, de salaires et de reconnaissance du dialogue social qui existent entre les hôtels filiales du groupe Accor et les franchisés.
Notre organisation défend le fait que les mauvaises conditions sociales constatées dans ces établissements franchisés cachent des prestations aux clients d’aussi piètre niveau.
Les équipes CFDT du site Accor de Quiberon, ainsi que les représentants CFDT du comité de groupe Accor marquent par ce communiqué leur solidarité avec les salariés du Mercure Vannes et demandent l’ouverture rapide de négociation sur les conditions de travail et sur le dialogue social.
Ils renvoient la responsabilité des atteintes faites aux salariés de cet établissement à la direction du groupe qui doit, avec autant de fermeté qu’elle impose des normes de qualités, imposer le respect des règles sociales dans leurs enseignes.

 

Droit de réponse

Le syndicat FO Accor, non représentatif dans les siéges du groupe, a publié sur son blog le 5 février 2013, un article mettant en cause le vote unanime des élus de siéges d’Evry et de Paris qui actait la dénonciation, par la direction, des accords d’aménagement du temps de travail dans les services informatique de ces établissements.
Ce même article met en cause l’intégrité des élus CFDT en considérant qu’ils défendent, dans cette affaire, leurs « petits intérêts personnels ».
Manifestement, cette organisation syndicale ne connait ni le contenu de l’accord en question, ni la demande des salariés concernés de modifier l’organisation de leur temps de travail. C’est probablement la piêtre vision de la démocratie de cette organisation qui a parlé dans cet article.
Tout d’abord, les élus ne travaillent absolument pas dans les services informatiques impactés par ces accords. Ce sont bien les échanges avec les salariés de ces services qui ont incités les élus à voter favorablement lors de la consultation des instances représentatives.
En effet, la volonté manifeste des élus CFDT est de négocier un accord plus adapté à la réalité du travail effectué dans les sièges, notamment au sujet des astreintes.
Si la direction a souhaité dénoncer ces accords, les représentants CFDT ont la ferme intention de participer activement et efficacement à  cette négociation, en relation avec les salariés concernés.

A bon entendeur…Salut.
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