l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Monsieur Denis Hennequin marque encore un nouveau pas vers le démantèlement définitif du groupe Accor.

En passant la part de filiales de 44% à 20% à horizon 2016, n’annonce t-il pas implicitement la cession de plus de la moitié du parc actuellement en filiales en 3 ans, rythme de cession encore jamais connu dans un groupe ?

Près de 150 hôtels ont été cédés ces trois dernières années à des repreneurs souvent anciens cadres du groupe ou de franchiseurs véreux qui appliquent une politique sociale au rabais, dégradant les conditions de travail.

Monsieur HENNEQUIN juge par ailleurs important de rester propriétaire de certains établissements et quels seront ces futurs rescapés, qui serviront de repères voire de laboratoires d’innovation mais aussi de centres de formation.

Nous ne sommes pas dupes, le groupe cédera vraisemblablement à terme tous ses hôtels.

Bientôt le glas va sonner la fin du modèle Accor au profit du modèle anglo-saxon.

La CFDT n ‘a jamais cessé de dénoncer le démantèlement du groupe pointant du doigt les conséquences négatives du passage en franchise pour les salariés, mais cela ne semble en rien affecter la direction générale tant désireuse de répondre à la volonté de Colony, Eurazéo de récupérer du cash via des cessions d hôtels.

Comment peut-on demander aux salariés de garder l’esprit Accor tout en s’inspirant d’un modèle anglo-saxon ?

Nous n’ignorons pas non plus les conséquences de ces cessions pour les salariés du siège dont le volume d’emploi sera significativement diminué au cours des prochaines années soit par des plans de départ volontaires ou des réorganisations compte tenu de la nouvelle donne.

La CFDT réaffirme énergiquement son désaccord total a cette politique de démantèlement qui constitue un étouffoir pour le personnel, source de démotivation et de découragement pour des salariés qui ont tout donné au groupe Accor et qui se verront remercié de la manière la plus ingrate.

La CFDT sera de plus en plus exigeante quant aux conditions de reprise des salariés par les franchisés, qui devront apporter des garanties tant au niveau de l’emploi que des conditions salariales.