l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Quand les financiers supplantent les hôteliers, que deviennent les Hommes, richesse des entreprises de services ?

Où s’arrêtera Colony Capital, actionnaire référent d’Accor et de Carrefour ? Que restera-t-il du groupe d’ici la sortie programmée de Colony à la fin de l’année 2011 ? C’est ce que se demandent les représentants des salariés, membres du comité de groupe Accor.

Scission du groupe en 2010, cessions d’hôtels qui s’accélèrent, restructurations des sièges, cession de Lenôtre, cessations d’activités et plans sociaux… Autant de sujets pour lesquels s’indignent les organisations syndicales d’Accor réunies en comité de groupe le 23 juin 2011, relayant ainsi les inquiétudes des salariés.

Dernière illustration de cette stratégie de démantèlement au seul profit de la spéculation financière, l’annonce de la fermeture du Pullman Rive gauche et le licenciement de plus de 200 personnes sont vécus comme un choc pour tous les salariés du groupe.

Les partenaires sociaux réaffirment avec force l’urgence du retour aux valeurs qui ont contribué au succès du groupe Accor, basées sur un meilleur équilibre entre salariés, actionnaires et clients.

Source : Communiqué de presse intersyndical des membres du Comité de groupe (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO) en date du 23 juin 2011

 

Les cessions des activités dites non stratégiques sont arrivées à leur terme. Les cessions des murs se poursuivront jusqu’à ce que le groupe ne possède plus une pierre et les cessions d’hôtels et mises en franchises continueront diminuant sans cesse le périmètre opérationnel du groupe.

Pour quelles raisons? ce n’est finalement en aucun cas une question de stratégie au sens noble du terme… c’est exclusivement parce que des actionnaires ont “flairé la bonne affaire” et décidé de démanteler ce groupe pour y puiser toutes ces richesses… La cession des marques est elle la prochaine étape? Évidemment Monsieur Hennequin nous jurera que non, comme on nous a juré que LENOTRE ne serait jamais cédé.

Chez Accor, les salariés et un certain nombre d’observateurs extérieurs s’accordent à dire que la finance a pris le pas sur l’hôtelier, et au final sur le social et sur l’humain…

Comment ne pas rebondir sur la situation des salariés du Pullman Rive gauche, hôtel emblématique au demeurant. La direction d’ACCOR trouvera sans doute de bonnes raisons à la cession de cet hôtel. A-t-elle des garanties concernant l’avenir de ces salariés ? Les seules choses qui importent ne sont elles que la faiblesse du coût du plan social et l’ébruitement au minimum de cette “affaire” au profit d’une opération financière ?

Si la cessation d’activité de cet hôtel est significative de la politique du groupe, il ne faudrait pas oublier tous nos autres collègues qui quittent le groupe et qui, le plus souvent, deviennent salariés des franchisés, perdant de ce fait les avantages sociaux du groupe. Bien évidemment, on nous expliquera que ces salariés conservent leur emploi mais tant de constats sur place nous montrent ô combien de nombreux salariés vivent des situations difficiles et précaires.

Nous pensons également aux salariés du Sofitel Arc de Triomphe dont le projet de cession est en cours alors que cet hôtel présente d’excellents niveaux de résultats, sans oublier les restructurations passées et actuelles sur les sièges.

Nous avons déjà longuement débattu des conséquences de toutes ces opérations de cessions et de restructurations. Le comité de groupe, et plus globalement toutes les instances représentatives du personnel n’ont jamais été entendus.

Face à cette stratégie, nous ne pouvons que nous poser des questions, qui vont bien au-delà des conditions salariales… Combien de cession d’hôtels vont-elles encore être effectuées ? Des enseignes pourraient elles être cédées ?

Ce démantèlement, que la direction a toujours refusé d’admettre, est considéré depuis le début par les partenaires sociaux comme une grave erreur stratégique d’un point de vue opérationnel. Depuis l’entrée de Colony, les membres du comité de groupe ont alerté les directions générales sur les conséquences économiques et sociales de cette stratégie.

Cette politique de cessions ne tient elle pas uniquement à la volonté de Colony d’engranger rapidement des bénéfices sans se soucier de l’avenir à moyen terme du groupe et de ses salariés, ne pourrait elle pas prendre une forme plus dévastatrice pour les salariés en fin d’année lors de sa sortie programmée ?

Source : Communiqué de presse intersyndical du 23 juin 2011 (CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, FO)

 

LES URNES ONT PARLE…..

Ce Mercredi 1er JUIN 2011 les  salariés ont confirmé la large et nette victoire de la CFDT sur l’ensemble des Régions.

Seule la CFDT a eu des élus dans toutes les régions ayant ainsi la préférence des salariés pour les représenter et défendre leurs droits.

Avec plus de 57% de représentativité au niveau National, les salariés ont fait leur choix qui doit être respecté partout dans toutes les régions.

Cette victoire nous la leur dédions du fond du coeur et les remercions vivement d’avoir hissé au plus haut la CFDT première organisation syndicale en France en nombre d’adhérents.

C’est l’occasion de lancer un appel à tous les salariés qui veulent continuer d’apporter leur soutien et de nourrir nos réflexions à la CFDT de se rapprocher de nos Délégués syndicaux Régionaux qui leur réserveront le meilleur accueil possible.

Patricia RODRIGUEZ …06 63 09 19 93   DSR  ILE DE FRANCE
Miguel  ALVEZ………….06 24 03 53 24   DSR REGION SUD OUEST
Eric  TOUTAIN    ……….06 62 93 37 01   DSR REGION CENTRE
Daniel LEVESQUE……..06 08 35 72 67  DSR REGION NORD
Pascal  TOUBHANS…….06 81 91 45 35  DSR REGION  PACA
Michel  SCHAEFFER……06 19 13 69 78  DSR REGION ALSACE

KONATE  Doudou ……….06 09 10 87 98  DSC  FRANCE ENTIERE

Je remercie l’ensemble de nos militants, adhérents, sympathisants et salariés pour leur soutien massif et sans équivoque.

Félicitations et bravo aux DSR qui ont au fil du temps et des années su apporter aux salariés les réponses à leur besoin.

La CFDT c’est le parti pris de la Solidarité, c’est l’efficacité à vos côtés.