l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Doudou KONATELors de la conférence de presse organisée jeudi dernier (13 janvier) sous l’égide de l’UITA pour dénoncer les comportements de répression syndicale dans le groupe Accor, la Fédération des Services CFDT représentée par Doudou KONATÉ, a profité des questions des journalistes pour évoquer au-delà des problématiques au Canada et au Bénin, la situation en France et surtout les inquiétudes liées à la stratégie économique du groupe Accor et de son nouveau PDG.
A la suite de cette conférence, les animateurs ont employé leur séjour parisien pour échanger sur la stratégie syndicale à développer au sein du groupe sous l’égide de l’UITA, pour obliger Accor à respecter ses engagements sociaux. Les bases d’une stratégie syndicale ont été arrêtées. Les syndicats français ont un rôle primordial à jouer dans la mise en œuvre d’un réseau mondial. Désormais, les provocations et stratégies de division adoptés dans le groupe et dans la branche par certains représentants risquent de paraître bien dérisoires…

 

IMG_0330L’Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’hôtellerie-restauration (UITA) a annoncé jeudi à Paris avoir introduit un recours auprès de l’OCDE contre le groupe Accor pour dénoncer le non-respect des droits syndicaux au Canada et au Bénin.

Lisa Elbret, coordonnatrice pour l’UITA, qui regroupe 336 syndicats, a affirmé qu’au Canada et au Bénin, “Accor ne respecte pas les engagements pris dans un accord de 1995 qui affirme le droit des salariés à se syndiquer et à se défendre collectivement”.

“Les manoeuvres antisyndicales violent aussi les principes de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) auprès de laquelle nous avons donc déposé plainte”, a ajouté la responsable de l’UITA, au cours d’une conférence de presse organisée avec la CFDT, FO et la CGT, ainsi que deux représentants canadiens du syndicat Unite Here.

“Nous appelons Accor à être à la hauteur de ses engagements”, a poursuivi Lisa Elbret.

La direction d’Accor a indiqué jeudi que “des discussions se poursuivaient localement” dans les établissements pointés par l’UITA. “On essaie de comprendre ce qui se passe et de trouver des solutions”, a-t-on ajouté de même source, en soulignant que le groupe Accor avait 4.200 hôtels dans 90 pays.

Selon Daniel Bastien, membre de Unite Here et salarié d’un hôtel Novotel à North Folk dans la province de l’Ontario, “lorsque nous avons voulu créer un syndicat dans mon établissement, s’est déclenchée une violente campagne antisyndicale avec des interrogatoires de salariés, des mises à pied, des réductions de volume horaire”.

De ce fait, “sur les quatre hôtels Novotel de l’Ontario, il y a un syndicat dans un seul, et les conditions de travail y sont meilleures”, a ajouté M. Bastien.

Au Bénin, à l’hôtel Novotel de Cotonou, le conflit porte sur la signature d’un accord collectif sur les conditions de travail et la rémunération, une demande syndicale qui remonte à 2000 et qui n’a jamais abouti.

Raphael Nedzynski, secrétaire général de la Fédération FO de l’alimentaire, a déclaré que les syndicats français étaient “choqués par le comportement du groupe dans ces deux pays”.

La procédure de l’OCDE peut déboucher sur la nomination d’un médiateur ou, à l’issue d’une instruction, sur des préconisations enjoignant l’employeur de prendre certaines mesures.

Accor, qui se présente comme le premier opérateur hôtelier mondial avec près de 500.000 chambres, possède les enseignes Sofitel, Pullman, MGallery, Novotel, Mercure, Adagio, Ibis, All Seasons, Etap Hotel, Formule 1.

Source : AFP, 13 janvier 2011

 

Invitation à la presse : Un nouveau chef de la direction pour le groupe hôtelier Accor- les syndicats internationaux demandent si les nouvelles priorités englobent le respect des droits des travailleurs/euses.

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