l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

“Celui qui ne combat pas a déjà perdu, celui qui essaie de combattre a déjà gagné”

Chers collègues, le passage en force sur les cessions d’hôtels ne doit pas hypothéquer l’avenir des salariés, car les premières victimes seraient ceux là même qui ont fait les heures de gloire du groupe. Ces salariés qui au prix de tant et tant d’années d’efforts et de sacrifices ont contribué à faire briller les étoiles des enseignes hôtelières du groupe, dont certains parmi nous font partie.
C’est le choix le plus injuste pour les salariés et le renoncement n’est pas dans nos gênes et la cfdt continuera de dénoncer ici et ailleurs ce démantèlement. Ne nous contentons pas d’assister à une destruction programmée du groupe au profit des lobbies. Tout changement qui sacrifie les avantages des salariés  ne peuvent qu’être pénalisant à moins que la D.G. introduise dans son cahier des charges le maintien de tous les avantages acquis même après cessions. C’est possible, tout est question de volonté surtout pour une entreprise qui se dit socialement responsable.
Que faut-il faire pour ne pas être vendu ? Rentable ou pas le risque reste permanent. La main sur le cœur on tente de nous rassurer sur les engagements sociaux des franchisés.
Nous souhaitons d’ailleurs les rencontrer et convenir ensemble d’une charte pour les franchisés
Une véritable prise de conscience doit animée chacun de nous. Nous ne devons pas rester comme des spectateurs plaintifs sans vision d’avenir, devant cette dérive.
Nous devons tenir vaille que vaille le cap, car nous sommes au tournant et au début d’une autre page de l’histoire du groupe.
Ce passage en force fait fi des conséquences sur la cohésion sociale du groupe.
Ces cessions diminuent le pouvoir d’achat des salariés les plus démunis alors que dans le même temps des gratifications exceptionnelles sont allègrement distribuées aux plus riches.
Stop. Arrêtez de brader vos salariés !
Nous devons redoubler de détermination, ne pas rester inertes, divisés et défaillants, afin de ne pas abandonner nos anciens collègues.
Notre présence ici en CCE en tant que représentants syndicaux, élus avec ou sans étiquette serait inutile si nous ne défendions pas les droits acquis des salariés.
Plusieurs d’entre eux nous ont exprimé leur inquiétude sur la stratégie du groupe. Inquiétudes que nous comprenons et partageons totalement.
Ce mode de développement au service de la finance et de l’enrichissement de quelques-uns casse le lien social.
L’éclatement du groupe, plutôt la destruction programmée de la forteresse Accor, les changements de méthodes de management, constituent un frein à l’épanouissement.
Nous devons assurer aux salariés le maintien de leurs droits acquis.
A la cfdt, on ne défend pas d’abord des statuts, mais avant tout des individus, hommes et femmes quelque soit leur situation dans un esprit de responsabilité et de justice sociale.
Bien sûr rien n’est facile, rien n’est évident. Certains peuvent même trouver cette ambition bien trop optimiste. Mais l’optimisme, c’est voir dans chaque difficulté une occasion d’agir afin de les transformer en opportunité.
La solidarité est bien plus que nécessaire pour une société qui profite à tous et non à quelques privilégiés.
Ensemble nous devons trouver des solutions socialement responsables et pérennes pour accompagner les salariés des hôtels vendus.

Déclaration des élus CFDT au Comité Central d’Entreprise du GIE IBIS du 25 juin 2010