l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Comme dans les hôtels de tous les grands groupes, si votre responsable hiérarchique (ou pire) vient y passer une nuit, vous auriez plutôt tendance à effacer sa facture que de la lui présenter ! Que les gros revenus lèvent le doigt…
Mais si vous êtes employé en bas de l’échelle du Groupe Accor, on viendra vous chercher des poux. D’abord, il vous faudra faire état des détails de votre identité, du motif de votre séjour, de votre Carte Accor, etc. Jusqu’à récemment, celle-ci vous garantissait, sous réserve de certaines conditions d’occupation et tarifaires, des remises pouvant atteindre 50% du prix de la nuitée dans les hôtels filiales du groupe.
La CFDT a fait état des problèmes liés à l’utilisation de cette carte au Comité de Groupe ainsi qu’à d’autres instances. Refus systématique de certains hôtels, reports de dates, propositions de remises moindres… Cet été, la centrale de réservation a fermé le 30 Juin privant ainsi à l’approche des vacances les salariés les plus démunis de la possibilité de demander l’application de cet avantage. Bref, plus votre salaire se situe vers le bas, moins vous avez de chances de profiter d’une remise sur votre nuitée et encore moins, d’une gratuité.
Comme pour les tarifs préférentiels sur les billets d’avion des salariés d’Air France, c’est l’URSSAF qui serait le coupable. De 50% du prix affiché, on passe à 30% du « prix le plus bas » (selon la direction, le « chiffon rouge » de l’URSSAF).
Les SMICards du Groupe Accor se trouvent désormais privés de nombreux avantages. Quelle politique s’instaure actuellement dans le groupe ? Ainsi les salariés les moins payés ne pourront même plus rêver de passer une nuit comme client dans un hôtel du groupe !
Bravo qui ?

 

A qui profite le crime ?

Vous avez le courage de vous présenter aux élections professionnelles dans un hôtel. Vous êtes élu (sur une liste syndicale – i.e. non « sans étiquette »). Vous prenez des responsabilités syndicales afin de défendre les intérêts de vos paires… Et un jour, vous constatez, tôt le matin, que le local qui vous a été attribué par la direction de votre établissement a été forcé et fouillé sans le moindre vol et que vos dossiers ont été déplacés, lus, voire photocopiés. Que faîtes-vous ? A-t-on posé des mouchards, des caméras ? Y a-t-il de quoi s’inquiéter ?
Il est des moments où se taire est synonyme de capitulation. Ni menaces ni tentatives d’intimidations ne pourront décourager les représentants CFDT de poursuivre leurs objectifs : la défense des salariés partout et par tous les temps dans le groupe.
Toutes ces pressions n’entameront en rien notre détermination.
Hormis les plaintes et recours officiels, la CFDT exige que le groupe Accor assure les droits fondamentaux de ses représentants et élus dont leur sécurité et celle des locaux qui leur sont attribués. Et ce, partout dans le monde !
Chers collègues, n’hésitez plus, venez rejoindre les équipes CFDT. Il en va d’un principe fondamental de la confiance qui régit le dialogue sociale.