l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

1°/ La Direction a annoncé le « gel » du plan d’épargne salariale présenté et approuvé par les comités d’entreprise du groupe. Ceci, suite à la décision du Conseil d’État saisi par la CFDT et estimé à la défaveur du groupe.
Pour la CFDT, votre décision ressemble à un dénigrement à son égard auprès des salariés. Vos représentants dans les établissements s’en servent pour mener « tambour battant » une campagne contre la CFDT et ses représentants.
Nous dénonçons cette décision injuste envers les salariés, considérée par la plupart comme une sanction pécuniaire, alors qu’à tour de bras des licenciements déguisés et des fermetures d’hôtels et de restaurant sont envisagées.

2°/ Pouvez-vous nous détailler l’impact sur l’emploi des cessions d’hôtels, marque par marque ? Quel est le taux de répartition des bénéfices entre l’entreprise, les actionnaires et les salariés ?

3°/ Pouvez-vous nous donner des précisions sur le repositionnement de la marque SOFITEL ?

4°/ Vous annoncez la création d’une nouvelle marque. S’agit-il de nouveaux hôtels ou d’hôtels existants qui seraient éventuellement déclassés ?

 

Ce matin à Rennes lors de la réunion Comité d Etablissement Mercure, les élus CFDT ont obtenu pour l’intérêt des salariés les points suivants :
1. Un plan de sauvegarde de l’emploi pour les salariés du Mercure Nîmes Ouest
Malgré un refus catégorique du Président lors du dernier CE, les organisations syndicales vont être convié prochainement autour de la table de négociations. La promesse de vente de l’hôtel a été signé et il deviendra une maison de retraite à partir de la date prévue du 30/09/2007.
2. Amélioration des conditions de travail des femmes chambres
Suite au divers questions sur la loi handicap, il en ressort que l’entreprise obtient des financements lorqu’il y a des salariés handicapés ou classés Cotorep. En conséquence, 880 Ergolits (qui se lèvent à mi-hauteur) seront installés dans les hôtels Mercure Sud Ouest pour une valeur de 130 000 € .
3. La CFDT a fait acter la décision du Conseil d’Etat
Mais quand est-ce que les salariés obtiendront le paiement de la majoration des heures supplémentaires avec rétroactivité au 1er janvier 2005 ?
4. Les jours fériés
Certains des hôtels en ont six, d’autres sept, d’autres utilisent des congés payés à la place des jours fériés. Nous avons référé le Président à l’article 38 de la convention collective de 1997 et aux accords d’entreprises de 2003 (NAO) dont tous les salariés doivent bénéficier, à savoir de 10 jours fériés.
Une question : pourquoi les représentants FO, CFTC et même CGT ne sont pas intervenus dans les débats ?

 

Après la victoire obtenue par la CFDT sur les 35 heures dans les HCR par la décision du Conseil d’Etat le 18 octobre 2006, 80 délégués CFDT réunis par la Fédération des Services et le syndicat CFDT HTR Ile de France
ont fait le point sur la position et le comportement adoptés par la direction du groupe ACCOR dans ses enseignes Sofitel, Novotel, Mercure, IBIS, Etap Hôtel et Formule 1.
Il en ressort un diagnostic partagé :

1. refus de la direction d’appliquer la décision de justice pour l’avenir ;
2. absence de proposition sur la rétroactivité du paiement des heures supplémentaires effectuées à partir de la 36ème heure depuis le 1er janvier 2005 ;
3. multiplication de contre-vérités données aux salariés, véhiculées par la direction dans les établissements éparpillés dans toute la France, aidée en cela par Force Ouvrière pour semer le trouble chez les salariés afin que ces derniers ne réclament pas leurs heures de travail, ce qui amène la CFDT à passer à la contre-offensive.

Les délégués CFDT sortent de cette rencontre avec encore plus de motivation pour :

1. poursuivre à grande échelle cette campagne de communication sur les droits des salariés obtenus ;
2. réclamer la rétroactivité des heures supplémentaires depuis le 1er janvier 2005 et l’amélioration de la situation des salariés à temps partiel « subi » ;
3. demander des contre-parties des aides de l’Etat versées au groupe pour revaloriser les salaires en reconnaissance des qualifications ;
4. préparer des actions en justice à grande échelle dans toutes les enseignes du groupe ACCOR où encore une fois, la négociation échoue devant le refus de la direction d’appliquer les simples droits des salariés obtenus par la CFDT.

Ces actions sur le pouvoir d’achat, soutenues sans réserve par la Fédération des Services, restent le coeur des revendications CFDT et deviennent les priorités de toutes les équipes de la CFDT du secteur des HCR.