l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

De nombreux bruits ont couru ces derniers jours sur l’éventuel départ de Jean-Marc Espalioux, l’actuel président du directoire du groupe Accor.
Très loin d’être en accord avec les politiques sociales mises en œuvre sur le terrain, la CFDT doit reconnaître que Jean-Marc Espalioux a su imposer le dialogue social au sein du groupe. Certes, les niveaux de salaires, quelque soit la région du monde, laissent à désirer et les avantages sont minimaux comparés à d’autres professions. Mais conformément à l’accord signé en 1995 avec l’UITA, il a continué à faire reconnaître les libertés syndicales fondamentales dans le monde entier. Ce qui est loin d’être le cas d’autres groupes hôteliers.
Les plus anciens des syndicalistes parmi nous se souviennent de la création du groupe.
Toute spéculation à part… La CFDT s’inquiète du pouvoir détenu par le nouvel actionnaire « Colony » aidé et assisté de Pélisson et Dubrule. S’il peut imposer le départ du président et des objectifs de rentabilité, que va devenir la politique sociale du groupe ? Allons-nous devenir des victimes du « modèle anglo-saxon » plutôt qu’un « exemple français » ?
Quoiqu’il en soit, la CFDT sera aux côtés des salariés !

 

Grâce à la loi du 2 août 2005 « en faveur des petites et moyennes entreprises » le gouvernement accorde des faveurs mêmes aux grands groupes multinationaux en instaurant un mandat de 4 ans pour les représentants du personnel élus. C’est-à-dire les délégués du personnel et les membres du Comité d’Entreprise. Soit le double de ce qui existait précédemment.
Il n’y a pas si longtemps, le mandat du délégué du personnel avait une durée d’un an (modifié par Baladur).
Lorsque plus de la moitié des élus disparaissent (ayant quitté l’entreprise ou ayant démissionné de leurs mandats) l’employeur a l’obligation d’organiser des élections partielles.
ATTENTION à tous nos délégués : il faut faire consigner dans le procès-verbal de l’élection, les sièges non-pourvus et les carences de candidatures en tout genre. Sans cela, la « moitié » citée concernera les élus réels et non les sièges à pourvoir comme il en allait précédemment grâce à la jurisprudence.