l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Sur le plan national, la CFDT a obtenu un « Passeport formation » pour 15 millions de salariés du privé. Il crée plusieurs possibilités de se former tout au long de la vie, en particulier un nouveau droit individuel, le Dif, transférable d’une entreprise à l’autre.
Grâce au Dif, chaque salarié va bénéficier d’au moins 20 heures de formation par an, cumulables sur 6 ans soit 120 heures à sa disposition.
La CFDT souhaite obtenir des garanties au sein du groupe Accor que cette mesure ne deviendra pas un nouveau frein à la mutation et à l’évolution des carrières en interne. En effet, la CFDT ne veut pas que ce nouvel acquis devienne, comme, dans certaines entreprises, pour la prime d’ancienneté, “une charge” que les directions locales ne veuillent pas accepter. Souvent une direction locale préfère embaucher que de recevoir un salarié ayant une “bonne” prime d’ancienneté. Réglé par l’accord national pour les changements d’entreprise à entreprise, le Dif risque d’aggraver ce frein aux mouvements internes, ce qui serait contraire à l’esprit du texte.
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Poursuivant sa collaboration avec l’AGEFIPH depuis 1992, le groupe Accor a signé une nouvelle convention prévoyant le recrutement de 40 personnes handicapées dans ses établissements en 2005 ainsi que 20 personnes en contrat de formation en alternance. La convention prévoit des dispositifs d’insertion, de prévention des risques et d’encadrement spécifique par les services de médecine du travail moyennant une contribution financière pris sur les fonds publics gérés par l’AGEFIPH (Association nationale de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées). Ces fonds sont notamment collectés auprès des employeurs qui ne remplissent pas leur obligation d’embauche.

 

Afin de revaloriser l’image de notre profession et de la rendre plus attractive, le groupe doit être pionnier dans l’attribution de salaires décents à ses collaborateurs
Le SMIC est un plancher, un début dans la vie, une rampe de lancement, pas un destin, et encore moins un plafond.
C’est pourquoi la CFDT abordera les revendications suivantes dans le cadre des prochaines négociations au niveau du groupe et, lorsqu’elle est présente, dans le cadre des discussions au sein des différentes sociétés.
1) Augmentation générale des salaires (employés, agents de maîtrise et cadres)
2) Extension de la subrogation à tous les salariés du groupe
3) 13ème mois pour tous
4) Revalorisation de la prime de nuit
5) Paiement des jours pour enfants malades et/ou hospitalisés
6) Extension des jours féries de la CCN GNC
7) Harmonisation des prestations des régimes de prévoyance
8) Jour de déménagement pour tous
9) Augmentation du budget des Activités Sociales des Comités d’Etablissement (ou Comités d’Entreprise)
10) Tarifs préférentiels de la mutuelle pour les retraités ACCOR
11) Prise en charge de la prévoyance par l’employeur à hauteur de 80%
12) 35 heures pour tous
13) Obtention d’un jour de repos pour compenser la journée solidarité
14) Congés pour les salariés justifiant de contraintes géographiques particulières (L223-8)
15) Mise en place d’une charte pour l’égalité des chances
16) Revalorisation de la grille de classifications
17) Accord pour la mise en place du Droit Individuel à la Formation
18) Prise en charge par l’entreprise, des frais d’inscription aux examens et d’obtention des diplômes dans le cadre de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

 

Cet ensemble de 40 hôtels, repris en 1999 sous l’escarcelle d’ABC (Accor + deux fonds de pension américains Blackstone et Colony) a été progressivement cédé par le groupe jusqu’à ce qu’il n’en reste que deux hôtels qui, semble-t-il, seront acquis à 100% par Accor. Il s’agit des hôtels Le Parc Paris Sofitel Demeure et Baltimore Paris Sofitel Demeure. La chaîne LIBERTEL est en cours de cession au profit de LBO France, un fonds d’investissement constitué notamment par des organismes mutualistes assurant la retraite (souscrite à titre individuelle auprès des ces organismes) des français.

 

La Compagnie des Wagons Lits Tourisme expédie 60 emplois en Pologne où les coûts de gestion des plateformes téléphoniques au service des grands comptes seraient moindres. Dans le même temps, 96 emplois seront supprimés dans les sièges sociaux et les services centraux. Selon radio moquette, le rapprochement avec Protravel coûtera leur emploi à un total de 500 salariés répartis sur les deux organisations.

 

IBIS : TR contre AN

A titre expérimental, certains hôtels ont remplacé l’avantage en nature par des tickets-restaurant. La direction a tenté d’étendre cette mesure à l’ensemble des hôtels mais a essuyé un refus des représentants CFDT pour plusieurs raisons :
1) La valeur faciale proposée était insuffisante.
2) Actuellement, la Convention Collective impose à l’employeur, l’obligation de nourrir son personnel et fixe le montant maximal qu’il peut retenir. Il s’agit donc d’un forfait : vous n’êtes pas soumis à une fluctuation des prix selon les produits consommés ni selon la quantité que vous mangez.
3) Jusqu’à présent, l’employeur doit deux avantages en nature lorsqu’un salarié travaille plus de 5 heures par jour.
Enfin, la CFDT s’inquiète des répercussions sur la santé des salariés s’ils venaient à ne plus consommer leur repas sur place. D’une part, il existe, pour les salariés, une tentation ne pas les utiliser au jour le jour mais de les cumuler soit pour les vacances soit pour des sorties au restaurant en famille, soit pour les plus défavorisés, de les revendre pour en faire un supplément de revenus en espèces. D’autre part, dans les hôtels, on pourrait envisager de fermer les espaces consacrées aux repas des salariés, les obligeant à sortir des locaux pour se restaurer avec des conséquences éventuelles sur les temps de travail et d’organisation de la vie privée.