l’actualité sociale du groupe accor selon la CFDT

Bientôt sous d’autres marques…

Lancé de cela il y a quelques années dans les hôtels Ibis, les acteurs sont de trois niveaux : qualifié, expert et leader.
L’obtention de chaque niveau vaut une lègère augmentation de salaire.
Ce système tend à être le seul moyen d’évolution au sein des Ibis et demande toujours à être perfectionné. Les délégués CFDT constatent toujours des embauches directes au niveau supérieur en faveur des salariés sortant de l’école, alors que les possibilités de promotion interne restent difficiles.
De même certains salariés ” surdoués” se trouvent propulsés au niveau supérieur en quelques minutes, alors que d’autres se plaignent des lenteurs couvrant plusieurs années.
Enfin le dispositif ne règle en rien les difficultés liées aux promotions inter groupe.
A quand l’organisation d’un escalier de promotions internes permettant un véritable déroulement de carrière des employés et le passage d’une marque à l’autre en conservant ancienneté et acquis.

 

IBIS : TR contre AN

A titre expérimental, certains hôtels ont remplacé l’avantage en nature par des tickets-restaurant. La direction a tenté d’étendre cette mesure à l’ensemble des hôtels mais a essuyé un refus des représentants CFDT pour plusieurs raisons :
1) La valeur faciale proposée était insuffisante.
2) Actuellement, la Convention Collective impose à l’employeur, l’obligation de nourrir son personnel et fixe le montant maximal qu’il peut retenir. Il s’agit donc d’un forfait : vous n’êtes pas soumis à une fluctuation des prix selon les produits consommés ni selon la quantité que vous mangez.
3) Jusqu’à présent, l’employeur doit deux avantages en nature lorsqu’un salarié travaille plus de 5 heures par jour.
Enfin, la CFDT s’inquiète des répercussions sur la santé des salariés s’ils venaient à ne plus consommer leur repas sur place. D’une part, il existe, pour les salariés, une tentation ne pas les utiliser au jour le jour mais de les cumuler soit pour les vacances soit pour des sorties au restaurant en famille, soit pour les plus défavorisés, de les revendre pour en faire un supplément de revenus en espèces. D’autre part, dans les hôtels, on pourrait envisager de fermer les espaces consacrées aux repas des salariés, les obligeant à sortir des locaux pour se restaurer avec des conséquences éventuelles sur les temps de travail et d’organisation de la vie privée.

 

Négociation annuelle 2004

Les négociations annuelles obligatoires vont bientôt s’engager dans la chaîne Ibis. Voici les revendications qui seront défendus par la CFDT qui fera de son mieux pour obtenir un maximum d’entre elles.
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La maximum, c’est le minimum !

Démotivation des Acteurs 2003
Les salariés qui se sont portés volontaires pour acquérir une multicompétence dans le cadre du programme “Acteurs 2003″ ont bien l’impression de s’être faits avoir. Non négocié avec les partenaires sociaux, ce programme proposait une prime moyennant l’acquisition d’un second métier validé par un chargé de formation désigné par la direction. L’objectif : l’interchangeabilité des salariés sur différents postes ainsi paliant aux problèmes de recrutement et de remplacement des absents connus dans les hôtels.
Le programme prévoyait 3 niveaux de compétence :

  • Qualifié > prime de 45,73 € (300 F)
  • Expert > prime de 61,00 € (400 F)
  • Leader > prime de 76,22 € (500 F).
    Or, après l’augmentation du SMIC au 1er juillet dernier de 5,3%, les salaires minima de tous les salariés ont reçu un coup de pouce les faisant quasiment rattraper le niveaux “qualifié”.
    Mais les “Acteurs” n’ont pas reçu, comme on aurait pu le penser, le salaire minimum réhaussé plus le montant de leur prime mais une augmentation plafonné à 1 206 € (bruts), montant du salaire minimum défini par la direction pour cette catégorie.
    Autant dire que certains se sont retrouvés avec des augmentations réelles de l’ordre de 0,5%, soit un montant 10 fois inférieur à ce que les salariés s’estiment en droit d’attendre !
    La pillule est amère. La direction a réussi à dégoûter et à démotiver cette “première génération d’Acteurs”, des personnes qui se sont investies pour l’entreprise, pour l’image de marque des Ibis et qui, dans de nombreux cas, représentent des éléments clefs dans la gestion du personnel des hôtels.
    La seconde génération s’inscrira en toute connaissance de cause ! Déjà, la direction annonce des délais d’agrément des qualifications jusqu’à trois fois plus longs.

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    Quelques avancées ont été réalisées lors de cette série de négociations notamment dans les domaines des salaires, du travail de nuit, des jours de déménagement, de la mutuelle, de la subrogation et de la RTT des Cadres. Lire la suite »